Mai/Juin 2008 - Les Prémices

Dans le souci d’apporter à chacun quelques éléments concernant nos finances, nous vous proposons, pour quelques numéros de Chrétiens Ensemble, les réflexions de Monsieur CASALIS, écrites sous forme d’un dialogue agréable à lire.


Les Prémices


« Oncle Jean, qu’est ce que c’est « Les Prémices » ?


- C’est un mot français qui désigne les premiers fruits d’une récolte. Mais c’est aussi une ancienne coutume du peuple d’Israël (Deutéronome 26 v. 1 à 11). Après l’installation du peuple en Palestine quand un cultivateur récoltait les premiers fruits de son travail… il les portait au prêtre, les offrait à Dieu en accompagnant cette offrande d’une prière dans laquelle il reconnaissait que c’est grâce à Dieu qu’il pouvait avoir cette récolte… une prière qui se terminait par :

 

 

« Et maintenant, voici que j’apporte les prémices

du sol que tu m’as donné, Seigneur. »


-  Oncle Jean, à quoi servait pour eux cette coutume ?


- Elle était très importante. S’il n’y avait pas eu cette coutume ce cultivateur aurait pu penser que ce pays était à lui parce qu’il l’avait conquis par ses propres forces, que ces fruits provenaient seulement de son travail et de ses capacités. En se nourrissant de ces fruits il aurait nourri son corps et en même temps son esprit et son cœur de confiance en lui-même et d’orgueil.


Par cette coutume, cette offrande à Dieu des prémices de sa récolte et cette prière… il se rappelait que, s’il pouvait se nourrir lui et sa famille, c’était aussi et surtout parce que Dieu par amour pour lui avait agit pour que son travail porte du fruit. Alors, en se nourrissant des fruits de sa récolte, il nourrissait son corps et en même temps son esprit et son cœur de l’amour de Dieu pour lui.


- Oncle Jean, est-ce que cette coutume a encore une utilité pour nous aujourd’hui ?


- Oui, elle reste tout aussi vitale pour nous. Quand je recevais mon salaire et aujourd’hui quand je reçois ma retraite je peux les comprendre de deux manières. Ou bien je comprends qu’il s’agit seulement du fruit de mon travail… et avec cet argent je nourris mon corps et en même temps mon cœur et mon esprit de fierté et d’orgueil. Ou bien, en mettant d’abord de côté une part de cette somme pour l’offrir à Dieu et lui dire MERCI, je comprends que ce salaire, cette retraite c’est Dieu, dans son Amour pour moi, qui m’a permis de l’avoir… et alors, avec cet argent je nourris mon corps et en même temps mon esprit et mon cœur de l’amour  de Dieu pour moi. Et toi aussi, même quand tu es encore un enfant, comprends que si tu sais dire « MERCI » quand tu reçois quelque chose… tu reçois en plus de cette chose le plus important… te savoir aimé par celui qui te l’a offert. »