Prédication - Dimanche 11 mai 2008 - Pentecôte

Publié le par E.R.F. - Valréas - Saint Paul Troix Châteaux

Frères et sœurs,

 

Je ne sis pas si vous avez vu il y a quelques années les deux films « Jurassic Park » produit par Spielberg.

 

Cette histoire raconte comment une équipe financée par un homme richissime parvient à l’aide de scientifiques qui maîtrise les codes génétiques, à redonner la vie à des dinosaures sur une île. Malheureusement certains dinosaures s’échappent et commence alors un affreux cauchemar de violence et de mort.

 

Cette histoire, ce film, est une sorte de parabole de notre monde moderne. Jurassic Park est un monde où il n’existe que la violence brutale. L’être humain ne parvient plus à garder le contrôle de ce qu’il fait. Ce qu’il a créé grâce à ses moyens financiers et technologiques lui échappe et se retourne contre lui.

 

Les dinosaures sont violents envers les hommes, mais aussi entre eux. C’est la loi de la jungle qui sévit, une sorte de compétition brutale où seul le plus fort survit.

 

Ce film illustre parfaitement l’idéologie actuelle de notre monde : nous sommes dans un monde sans merci, où chacun doit lutter pour sa propre survie, pour faire prévaloir son propre intérêt. L’économie, le travail, la vie de famille sont devenues des lieux violents et chaque jour, nous découvrons un peu plus l’horreur dont les hommes sont capables. Il y a 60 ans, l’horreur, c’était les camps nazis, Hiroshima, mais depuis l’horreur s’est banalisée. Elle s’est installée comme une lèpre moderne dans certains de nos collèges, dans de très nombreuses familles.

 

Dans Jurassic Park, les mots ne sont pas très importants, il y a d’ailleurs assez peu de dialogues. Dans n’importe quel pays, on pourrait voir le film avec sa bande originale sans rien perdre de l’histoire. On y entend surtout des grognements, des cris et des bruits d’os brisés.

 

La leçon terrible de Jurassic Park et que l’extinction définitive des dinosaures, était préférable. Ce film induit l’idée que la violence et mort sont la fin de tout. Les médias modernes relayent abondamment cette idée ;

 

Malgré tout ce que je viens de dire, cette idée est contraire à ce que nous lisons dans la Bible. Le monde n’est pas destiné à la haine, à la violence, à la mort. La loi du plus fort n’est pas la meilleure, ni même juste. Cela, c’est la propagande officielle qui s’exprime sur nos écrans et dans nos journaux.

 

Je ne suis d’ailleurs pas sur que notre époque soit plus ténébreuses et plus barbares que les autres auparavant. Discuter de cela, ne sert à rien. La question la plus importante est celle de savoir ce que moi et toi et nous, nous faisons ?

 

Est-ce que nous suivons le mouvement pour faire comme les autres, pour tirer au mieux notre épingle du jeu ? Ou est-ce qu’une autre vie est possible ? Une autre vie marquée par l’amour, la joie, la paix ?

 

Et puis qu’est-ce que fait Dieu ? Est-ce qu’Il laisse faire ? Si Dieu existe, pourquoi n’intervient-il pas ? Ces questions sont légitimes.

 

Pour y répondre, permettez moi de prendre une comparaison. Quand je dois mesurer quelque chose dans la cuisine, je prends une mesure adaptée, par exemple celle-ci (montrer le verre gradué). Si j’étais dans une usine en train de mesurer, je prendrais une autre mesure. Alors quelle mesure a pris Dieu ?

 

Lecture de actes 2, 1 à 4 et versets 22 à 24

 

Le récit de Pentecôte, c’est d’abord cela : l’annonce que Jésus est ressuscité d’entre les morts. Avec Jésus, il s’est passé quelque chose pour toi.

 

La mesure de Dieu c’est l’être humain. Dieu n’est pas venu transformer directement les états, l’économie, les familles. Sa mesure c’est l’être humain. La mesure de Dieu, c’est une personne humaine comme toi. C’est à ce niveau que Dieu prend des mesures. C’est au niveau où tu es, que Dieu travaille.

 

Et pour nous faire comprendre ce que c’est qu’un être humain, une mesure humaine. Dieu a pris chair en un être humain, en Jésus.

 

Jésus trahi, brutalisé, condamné injustement ne s’est pas vengé. Il ne s’est même pas révolté. En mourant sur la croix, il a prié pour toi. Sa vie était tellement belle, tellement pure, que la mort ne l’a pas gardé. La loi du plus fort n’est pas la loi de celui qui tue. C’est la loi de celui qui fait vivre. Jésus a été plus fort que la mort. Jésus n’est pas venu transformer le monde, il est venu transformer ton cœur.

 

Cela veut dire quoi que le mal n’a pas pu dominer Jésus, le retenir, l’emprisonner ? Cela ne veut pas dire en tout cas que jésus n’a pas souffert. Mais cela veut dire que dans ses souffrances, Jésus est resté le Fils de Dieu jusqu’au bout, sans renier son Père et sans renier les autres hommes, même ceux qui le faisaient souffrir.

 

Pentecôte, c’est le rappel de ce qu’est Jésus, de ce qu’il a fait pour toi, pour Louna, pour Claudy, pour chacun de nous, à la mesure de chacun de nous.

 

Pentecôte, c’est aussi l’Esprit Saint, qui descend sur les disciples comme des langues de feu et qui leur permettent de parler de nouvelles langues.

 

Il y a dans l’Eglise, beaucoup de manières de comprendre ces nouvelles langues. Certains estiment qu’il s’agit d’une langue nouvelle, la langue des anges et des nourrissons. Ils ont raison. Le St Esprit donne en effet de parler de cette manière, ineffable.

 

D’autres insistent sur le fait que le Saint Esprit permet de se faire comprendre dans d’autres langues qui existent et que nous devons sans cesse traduire dans toutes les langues et tous les dialectes. Ils ont raison. Nous ne pensons pas que Dieu parle en hébreu ou en grec seulement, mais aussi en français, en anglais, en italien, dans le langage des signes.

 

C’est cependant un autre aspect que je voudrais développer ce matin. Dieu veut parler ton langage à toi. Tu peux, toi, parler le langage de Dieu.

 

Avez-vous remarqué que dans le récit de Pentecôte, il est question d’un souffle ? De langues de feu ? De paroles ?

 

Cela montre que l’Esprit de Dieu qui animait Jésus vient te donner une nouvelle parole. Tu deviens toi aussi une nouvelle mesure du Christ.

 

Le feu purifie. L’esprit de Dieu est comme un feu qui purifie tout ce qui en nous est mauvais, tout ce qui en nous appartient à ce monde mis en scène dans Jurassic Park.

 

Désormais, grâce à l’esprit de Dieu tu peux bénir au lieu de maudire.

 

Tu peux dire des paroles d’encouragements et d’espoir au lieu de te plaindre et de te lamenter.

 

Tu peux donner ta parole et la tenir au lieu de ne jamais t’engager ni savoir où tu en es.

 

Tu peux pardonner au lieu de te mettre en colère.

 

Tu peux chanter les louanges de Dieu au lieu de blasphémer.

 

Tu peux prophétiser au nom du Christ au lieu de prédire les malheurs.

 

Pour démarrer dans cette vie-là, il suffit de remettre son existence à Jésus le Christ, ressuscité des morts pour toi, pour devenir la mesure généreuse de ta vie.

 

Amen !

 

Saint Esprit, présence de Dieu, viens éclairer les jours heureux comme les moments sombres de notre existence.

 

Tu aimes chacun de nous sans exception

Et dans ton continuel pardon, nous découvrons ta paix, notre paix.

 

Aide-nous en toute situation à nous abandonner en toi.

 

Amen !

 

 

 

 

 

 

Publié dans Prédications

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