Mars/Avril 2008 - L'éditorial

Publié le par E.R.F. - Valréas - Saint Paul Troix Châteaux

« Le Christ m’a aimé et s’est livré pour moi »

 

 

 

Toute la doctrine chrétienne tient dans cette parole. Dieu est amour jusqu’à la mort sur la croix. Cette mort de Jésus sur la croix montre aussi quel prix Dieu accorde à notre salut et à notre liberté.

 

 

Le bien n’est plus une loi dont il nous faudrait subir une contrainte : c’est le visage du Christ, un visage d’une tendresse qui veut nous élever à son niveau, pour que sa vie devienne la nôtre.

 

 

Si Jésus souffre, c’est qu’il est la rançon de toutes nos douleurs, issues d’un refus d’amour dont Dieu est la première victime. C’est notre malheur qui saigne dans ses blessures, dont la plus grave est notre méconnaissance de son amour et l’oubli que le seul vrai bonheur est la joie du don.

 

 

Sur tous les chemins du monde, la croix proclame cette primauté de l’amour, en étendant vers nous ces deux bras qui veulent apaiser nos angoisses en nous étreignant contre le cœur où notre âme a son repos.

 

 

Toute notre espérance est là, car il n’y a pas de peine que la grâce de Dieu, révélée en Jésus-Christ n’éclaire. Nul désespoir n’est possible si nous sommes assurés que l’amour de Dieu est le commencement et la fin et que le Fils de Dieu n’est crucifié que pour restaurer notre vie, en l’arrachant au Mal et accomplir notre vocation à la joie.

 

 

« Là où il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour et vous extrairez l’amour », écrivait saint Jean de la Croix. Et il est bien vrai que rien ne nous désarme plus sûrement que l’offre gratuite d’une amitié et d’un geste de paix. Serons-nous moins sensibles aux avances infinies de l’amitié divine ?

 

 

La croix nous ouvre ses bras pour nous cacher dans le cœur du premier amour.

D’après M. Zundel.

 

Publié dans Chrétiens Ensemble

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